La traduction [1]

Inquiète de ne pas avoir de nouvelles du traducteur de la version anglaise de mon livre, je m’enquiers… il me répond qu’il a eu une opération des yeux, des poignets… mais qu’il y travaille. Pour la japoniaise en moi qui m’attache aux signes, ça me semble être de mauvaise augure.

Je n’étais pas ravie de la première version, des premières pages envoyées. L’anglais me semblait technique, sophistiqué, pas fluide, calqué au français avec la poétique perdue au profit d’une grammaire non naturelle. Alors que justement l’anglais permet cette simplicité, la poésie du son, une rythmique chantée.

Cet écart me plonge dans des réflexions étriquées sur la traduction : l’émotion de savoir qu’un être humain est en train de décortiquer chaque mot, chaque phrase que j’ai alignée –et qui semble avoir compris mon message et mon intention, mon élan, si ce n’est l’importance du phrasé. Et en même temps le besoin de faire le deuil d’une traduction juste, car chaque langue véhicule un ressenti différent.

Quand mon éditeur (-aux-yeux-bleus) me dit qu’il ne faut pas hésiter à expliquer ce qui ne va pas, à proposer de modifier, de travailler les phrases, je pleure de soulagement.1 2

Par visio, j’explique donc à mon éditrice et mon traducteur américains, que je suis prête au deuil, alors donnez-moi du Brautigan et prenez la liberté de jouer avec l’anglais. Il accueillent mes remarques avec effusion américaine –cette grande validation qui permet de s’exprimer sincèrement par la suite–, donnant tous les signes qu’ils ont compris la théorie… mais on ne sait jamais. C’était en mars dernier.

Ce matin au réveil, après de longs mois d’attente, je découvre un mail de mon traducteur contenant un chapitre.

  1. Étant cérébralement trop handicapée pour lire des textes légaux, je n’ai toujours pas bien compris que j’ai un droit de parole sur une œuvre dont la propriété intellectuelle est mienne. ↩︎
  2. D’autre part, lorsqu’il s’agit du monde de l’édition, je me vêtis comme la femme-standard, d’une triple couche de « Sois douce et ne fais pas de bruit ». C’est l’autre qui doit être content, tiens. ↩︎

Son : Oliver Davis, Sonar, for Violin, Piano and Strings, interprété par Kerenza Peacock, Huw Watkins, Paul Bateman, Royal Philharmonic Orchestra, in Liberty, 2018

Le Harley Trilingual Psalter, en grec, latin et arabe, produit pour Roger II de Sicile (1095–1154) (British Library, London).

Places

Étrange état – zombie dans le soir tombant, l’air lourd de la journée, l’asphalte irradie encore, je me rends somnambule à mon café hipster. Les lampadaires ont un halo psychédélique, je sonde, je tâte les différentes parties de mon cerveau, voir où cela court-circuite, où c’est engourdi, épaissi, s’il y a des lanternes qu’il faudra éviter. Crête entre la sanité et l’angoisse, balade irréelle au balancier d’un sevrage, écrasée par les réalités et les visions, comme par la chaleur, le manque de sommeil. Je convoque – 

les éléphants de mer à Año Nuevo State Park
la falaise à Point Reyes
la craie et l’herbe battue par le vent tout au bord du Pays de Caux

Et je sais que c’est important, ce moment-là, ce qui est traversé là maintenant, c’est ce qui forge toute la suite, c’est important de traverser, cette journée, cette nuit, de me réveiller demain de traverser de traverser un pied devant l’autre, demain on ne sait pas encore où ce sera où on sera – c’est important mais c’est si dur.

Son : Air, Gordon Tracks, Playground Love, in The Virgin Suicides (Original Motion Picture Score), 2000

« Il faut que tu sois plus douce »

Et cette phrase qui tombe comme le couperet, la transition d’un univers. Rien plus jamais ne sera pareil – nous nous endormions, nous nous réveillons. C’est le baiser du prince à la Belle au Bois Dormant, le moment où nous sourions, disons poliment merci, et partons à l’assaut du monde avec une bande de nains. Le merveilleux glas qui sonne que de près ou de loin, vous ne valez pas grand chose, ni notre énergie, ni surtout notre respect. Qu’il faut avancer sans vous, les coudes serrés entre ceux, rares, identifié(e)s, qui savent l’infiltration perverse du sucre et du microplastique. Le monde court à sa perte ; notre place, nous la tenons, et nous avons tant à faire – que vous ne saurez jamais faire dans votre lâcheté procrastinante et désorganisée. Mais de grâce, arrêtez de faire du bruit et si vous ne savez pas dire merci, laissez-nous œuvrer en paix. À la réunion des directeurs de laboratoires, encore : C., notre cheffe, tient la barque avec intelligence et humour, pour se prendre à la fin un paternaliste « C. on est tous avec toi, il ne faut pas que ça t’empêche de dormir, prends soin de toi. » Intéressant, je vois que là où ça tisse le plus juste et le plus fort, c’est toujours entre les poignes de femmes dirigeantes. Douce, Messieurs, nous le serons lorsque ça sera opportun. Il est temps que vous travailliez tous seuls sur vos insécurités, que vous rangiez votre bureau, compreniez vos limites. Vos petitesses ne nous intéressent pas ; nous sommes attendues pour des choses plus grandes que vous.

Son : Katy Perry, Roar, in Prism 2013.

Publicité pour corsets Berlei, 1942

Cruel Summer: Movies & Board Games

La canicule n’a pas dégelé le recrutement des CDD au CNRS. Chaleur, chaleur, à la recherche d’air climatisé, je voulais prouver à C. (qui n’a rien demandé) et au monde que je suis aussi capable de culture ; j’ai entraîné mes garçons dans tous les musées de Paris, à voir mes films fétiches au nom rafraîchissant : Sueurs froides, Mon oncle, Amélie Poulain. Et puis Jim Jarmush, la fille au manteau et au pantalon trop grands dans une Amérique du non sens. Je n’ai pas dit longtemps, à personne y compris à moi-même, que la décision de disqualification de notre dossier de jouvence de coupole m’a mis un sale coup. J’avais rassemblé toutes les cartes : finances, études, personnes, et là je découvre que je n’ai pas le droit de jouer. Je n’aime pas perdre et je n’aime pas cette période nécessaire d’inaction apparente, où l’on observe la suite dans l’incertitude et l’on avance d’autres pions. Le CNRS a inventé d’autres jeux de plateau : une fusion d’instituts en plein été, en pleine canicule, de cette façon les cerveaux ramollis fusionneront naturellement. Lee Miller, Rousseau, les expos s’enchaînent dans la poussière, la chaleur, les sandales et les cafés glacés. On dirait que je veux cocher ma check-list pour touristes américains. De tous horizons, les touristes en troupeaux sous la tour Eiffel, et les ponts au couchant soufflés par un dragon embrasé. Je me nourris un peu boulimique, c’est vrai, et je me nourris de cette façon étrange, étrangère à l’écriture. Vu Lee Miller sans fixer de mots dans les bains d’ammoniaque de mon cerveau, vu Jim Jarmush en postillonnant in situ l’implacable Amérique, sans chercher à lever le noir et blanc de lignes ici. Un vécu différent comme s’il se consommait sur place dans l’immédiateté orale. Nous sommes à la préhistoire, les traditions orales, et règne dans la caverne un chaos tel que je suis incapable d’en faire sens. C’est un été cruel aux pyromanies et âges de glace en interne et en externe —a Song of Ice & Fire ; d’une façon sacrificielle ou d’une autre, il faudra retourner dans l’Histoire. Écrire.

So cut the headlights, summer’s a knife
I’m always waiting for you just to cut to the bone
Devils roll the dice, angels roll their eyes
And if I bleed, you’ll be the last to know

— Taylor Swift, Cruel Summer, in Lover, 2019

Son : Taylor Swift, Cruel Summer, in Lover, 2019. [À écouter sans prétention et sans modération ; Taylor Swift, 29 ans alors, fait vibrer les passions estivales de jeunesse, cette époque maudite et bénie, où on était (encore plus) paumés, « where you’re yearning for something that you don’t quite have yet, it’s just right there, and you just, like, can’t reach it, » dit-elle.]

Paris, juillet 2026

Jeux d’eau

Sous les grands tilleuls coupés au carré, les grands marronniers, les allées de graviers et plate-bandes débordants de rosiers rouges et gaura blancs rosé. Robe longue, fleurie et serrée à la taille, chapeau, c’était la Villa d’Este et les jeux d’eaux, les fontaines Arcimboldo et le petit garçon-chou vert, la balustrade donnait sur un plan d’eau caché, long, à la surface ridée, et les carpes traçaient leur silhouette sur l’algue verte. Un petit vent frais filait entre les buis, seulement 31 degrés aujourd’hui, on aurait dit un village de province, la halle aux volets clos, les vieilles pierres blanchies, les terrasses au son de couverts tranquilles, comme un dimanche matin. Parfois un avion de chasse attrape le temps et le compresse comme un mauvais oracle. L’odeur des aiguilles de pin croustillants de soleil, La Traviata, les comédies musicales et mes billets prononcés à l’ombre du pavillon au dôme arabisant, et de la glace pour prolonger l’été comme un roman.

Son : Franz Liszt, Années de pèlerinage / 3ème année, S. 163: No. 4, Les jeux d’eau à la Villa d’Este, interprété par Hélène Grimaud, in Water, 2016

Maurice Denis, Femme en bleu, 1899

L’aventure éditoriale [continued]

Passablement hérissée, toujours, par la couverture de mon livre – cette image de synthèse sur fond noir étoilé, du Science & Vie en à peine plus travaillé… est-ce vraiment ce cliché de l’espace que méritait mon texte ?

« Moi j’ai rien fait, c’est le graphiste, » claironne mon éditeur-sur-la-défensive… avant de me seriner que je n’avais qu’à pas accepter, et que c’est moi qui avais initialement proposé un splash coloré. (J’avais envoyé des tâches d’aquarelle sur papier canson.) Les divergences de sensibilité et d’interaction, c’est un peu comme quand on atteint le point Godwin : il n’y a plus d’argumentation possible.

L’éditrice américaine, pour la traduction anglaise de mon livre, a une approche différente : robe fluide, trench, jolie, menue et appétit d’oiseau, cherchant à dérouler mes fils par petites touches. À la brasserie, étrangement, elle me déverse sa crise de couple dans sa quarantaine, et nous échangeons sur l’écriture, les formats, la place qu’on peut prendre dans la société avec nos mots.

Plus tard, elle me propose d’écrire un des volets de sa nouvelle série, illustrée de gravures semi-vintages. « Parfois, c’est en travaillant sur un projet contraint qu’on trouve l’inspiration sur un autre plus libre. » Je lui réponds évasivement que je vais y réfléchir.

Je sais cependant que c’est surtout une question de courage et de discipline. Cette dernière année, je me suis vautrée dans du bruit stérile, sans corps, sans retour, c’est si facile et addictif de perdre de l’énergie et du temps dans de la bouillie. Plus compliqué de regarder en face les limites de ce qu’on veut créer, être, et les dépasser.

Son : Caravan Palace, Charles X, About You, in Chronologic, 2019

Les nouvelles billes de K., juin 2026

Madrid nunca duerme

Madrid. De grandes avenues écrasées de chaleur. La nuit pleine de bruits et bruissements, et je mange une tortilla, des boulettes et un flan dans un troquet obscur. Le tenancier, la cinquantaine bien conservée, chauve, maillot de foot bleu azur, est aux petits soins avec moi. Il me sert copieusement de sa nourriture maison, alors qu’il est en train de ranger sa boutique – à minuit – (pendant que ma sœur m’appelle en détresse depuis Annecy).

Plus tôt, sur la grande scène de l’amphithéâtre de Institut français plein à craquer, entre l’astronaute de réserve espagnole aux longs cheveux rouges et l’entrepreneuse dite « Elon Musk française », qui construit la capsule spatiale habitable européenne, je me suis demandé si j’étais dans le désaveu de ma propre fonction. Les gens sont venus ce soir pour s’enthousiasmer sur les vols dans l’espace, alors que scientifiquement, il y a tant à découvrir et observer les pieds sur Terre, sans conquête, sans être une cow-girl. Nous n’avons pas les mêmes aspirations, les mêmes rêves, l’espace, pour nous, n’a fondamentalement pas le même sens. Je respecte ces différences-là, mais je suis gênée de l’amalgame.

Il m’apparaît pourtant que le terrain, il faut l’occuper : l’importance de la science fondamentale, l’émerveillement des théories validées par l’observation, la joie de construire ensemble dans la diversité, le ciel comme dernier rempart de la diplomatie… Je dis tout ça comme à l’accoutumée, en français, traduite instantanément dans les casques en espagnol – et il y a une drôle de poésie chantée à ce balancier de langues. Au moment des dédicaces, surprise, les madrilènes font aussi la queue pour acheter mon livre en français et me susurrent de si jolies choses – pendant que la star astronaute signe le sien à ses fans.

Dans les rues étouffantes de cette ville qui m’échappe et pétille dans ses recoins, je pense Movida madrileña, au regard noir couteau de Penelope Cruz, les couleurs saturées d’Almodovar, la voix sucrée de Mecano dans Mujer contra Mujer. Aux deux femmes avec qui j’ai partagé la scène, toutes deux étrangement androgynes mais pas dans le même genre : l’astronaute est glamour, l’entrepreneuse fonceuse. Je me dis que nous sommes devenues des incarnations – même moi à ma toute modeste envergure – c’est un peu merveilleux et un peu effrayant, de tenir cette magie-là entre les doigts, la possibilité d’émouvoir, d’émerveiller, d’inspirer, de donner envie et l’espoir.

Son [non, pas Mecano, mais de la vraie couleur s’il vous plaît, avec du flamenco rumba !] : Paco de Lucía, Entre Dos Aguas, 1981

La flor de mi secreto, 1995, dir. Pedro Almodovar

C’est l’été ! Chaleur, musique et astronomie

Fête de la musique – annulée
puis maintenue – par 37 degrés à l’ombre
dans l’ancienne mairie de Sceaux
A. acrobate sérieux et heureux
sur un six mains de Cornick

Par la fenêtre transpirent les grands tilleuls verts.
Un autre siècle, cette ville.

Un nocturne de Chopin
un Lied de Beethoven accompagné a la guitare :
un jeune homme bangladais
peau mate et voix de cette texture
un peu court sur pieds, regard franc
chante allemand sous des moulures.
Nous gouttons et frissonnons de tous nos pores
comme il pousse son chant d’amour.

Hier les cubes colorés dans la cour de mon institut
pour accueillir le public
nuit étrange à la lune lunette
mon labo chaleureux dans la chaleur

Le tilleul étêté transpire sur le bout de pelouse.
Toutes les générations sont attentives et vives.

Als mir noch die Träne der Sehnsucht nicht floß,
Und neidisch die Ferne nicht Liebchen verschloß,
Wie glich da mein Leben dem blühenden Kranz,
Dem Nachtigallwäldchen, voll Spiel und voll Tanz!

— Christian Ludwig Reissig (1783-1822), Lied aus der Ferne
[Pour le plaisir de lire et dire l’intraduisible Sehnsucht]

Son 1 : Mike Cornick, Benodet Breeze, interprété par Some Handsome Hands, in Some Handsome Hands, 2013

Son 2 : Ludwig van Beethoven, Lied aus der Ferne, WoO 137, par Matthias Goerne, Jan Lisiecki, 2020

La lune depuis la cour de mon laboratoire, juin 2026

Floue et brownienne

Chaleur.

Je me perds et me retrouve à la fois – c’est comme me désagréger en particules et me dissoudre, et dans cette dissolution, me reconstituer ailleurs, entière, à un endroit par moi seule connu, où le son et la lumière se tamisent au monde, un observatoire par la fine fente de quelques neurones.

Je pensais à cette soirée à Mouton-Duvernet avec J., mon mousquetaire de thèse genevois et start-upper. Son visage n’a pas changé, son nez et sa bouche en traits de BD, intelligence et candeur mêlées. Je retrouve par grandes bouffées son énergie bouillonnante, sa sincérité, sa droiture. Il me répète sans cesse « Comment tu fais ? Comment tu as fait ? Tu connais le concept du perfect market fit ? Depuis la thèse, on dirait que tu le trouves toujours, que tu sais ce que tu veux, pourquoi, pour quoi tu le fais. » Je réponds que finalement je diffuse beaucoup, et je me trompe aussi, et je cherche le point où les choses tombent juste dans ce mouvement brownien.

Est-ce une force finalement, le flou qui élargit ma point-spread-function, ma non précision dans cette phase de recherche, pour me permettre de mieux scanner ? Et l’intuition des bons gradients, des bonnes directions, comment est-ce qu’on explique ça ? C’est C. qui pour la première fois me fait réaliser que le flou dans certaines conditions est un avantage. Il élabore : « Mais tu ne restes pas dans le flou : une fois que tu as convergé, tu formalises, construis et précises, ou bien tu vas chercher ceux qui vont le faire. »

Je dis à P. dans la cuisine : mon problème, c’est la mémoire. J’oublie tout, rien ne reste précis dans ma tête même après avoir déroulé les formalismes, seules restent les notions, dans du flou… Mais ce serait donc ça, justement, l’enveloppe avec sa grande PSF qui permet les connexions, les idées, les créations… ?

***

Vu Emmanuel Macron à une sauterie sur l’astronomie à l’Elysée. Il n’a parlé que de saucisson, mais ça marchait. En rentrant, j’ai dit à mon coach : je veux apprendre à faire ça ! Il a approuvé : « C’est un beau projet, de prendre la posture d’un leader, de role model, être un personnage inspirant. » Je pensais, un peu crispée, charming energetic leader – je ne veux pas qu’on puisse jamais me reprocher d’être creuse, d’être une mauvaise scientifique. [Mais alors simplement, il faut m’asseoir et faire de la science, ce n’est pas le coaching qui va y faire quelque chose.]

***

Irritée par O., dans son gauchisme pratiquant et ses principes – que je respecte bien sûr, sauf quand ça lui fait prendre un ton échauffé et il lui échappe un mot, un seul mot sur un ton paternaliste, qui me reste en travers pendant quelques jours.

Il répète, et je conçois le raisonnement et sa réalité complexe, qu’en nous lançant dans du mécénat, nous validons le système actuel qui siphonne l’argent public de la recherche. Il est pragmatique, et tant que ce n’est pas lui qui se mouille, et que les donateurs ne sont pas des extrémistes, il est ok avec cette ligne d’action. Mais c’est une posture finalement un peu lâche, me dis-je. Je pourrais aussi ne rien faire, et nous pourrions construire la moitié de notre instrument et ne rien détecter. Mais j’ai envie, moi, de détecter mes neutrinos et pas juste faire du prototypage. Alors si des sacs à main de luxe peuvent nous aider à le faire…

Est-ce que ça fait de moi une opportuniste aux dents qui rayent le parquet, etc. etc. ? C’est ce miroir-là que O. brandit dans notre échange – l’irritation, ça dit tout sur le bazar en soi ; sur les autres, ça n’est qu’insipides devinettes sans levier.

***

Rigoletto est incontestablement meilleur que La Traviata.

Son : Giuseppe Verdi, Rigoletto, Act III: Quartet. Bella figlia dell’amore, interprété par Ileana Cotrubas, Elena Obraztsova, Plácido Domingo, Piero Cappuccilli, Wiener Philharmoniker, Carlo Maria Giulini.

Point Spread Function de l’instrument Fermi-LAT. Source : Gamma-py.

Rouen de pierres et de lumières

tours médiévales
colombages
sculpture de Calder
cathédrale, église, abbatiale
colombages
passage hortensias et colombage cabossé
cathédrale
gros horloge
escalier dérobé entre les colombages
au milieu de la nuit l’alarme incendie
église, aître
quais avec de l’herbe et la craie
étrange jardin de ruines aux huîtres citron Neuchâtel
église toit d’ardoise tournée, glaces, café
petite histoire de Rouen dans les années 80
cathédrale et colombages

Son : Cécile McLorin Salvant, Wuthering Heights, in Ghost Song, 2022