C. quitte la collaboration G. Les relations s’étaient distendues et cela ne fonctionnait plus, l’envie n’était plus là de travailler ensemble, d’un côté comme de l’autre, il ne trouvait plus sa place dans le projet, et il est parti, au terme d’une lente détérioration de considérations, sur le fil d’une communication épuisée. O. et moi voyons arriver son mail de départ comme un point final à une phrase qui était déjà dite – nous en parlons à peine. Puis dimanche, O., visiblement en train de faire le tri dans son courrier, au bout d’une semaine à enseigner des dizaines d’heures, sur les rotules, lui envoie une réponse simple, sans faux-semblants. « Sans tes contributions, G. ne serait pas là et nous ne l’oublions pas. J’ai collecté sur ce drive les photos prises sur le terrain ensemble, aux prémices de notre projet. » Dans le drive, je redécouvre C., son grand nez et son large sourire, entouré comme une star par des écoliers chinois au foulard rouge, assis dans le désert avec sa capuche et une antenne, à parler à mon fils dans un container à Nançay.
Ce qui est émouvant, c’est le geste de O. Cette humanité saine, où dans la séparation, on redonne la place et le sens à ce qui a été et sera.
Je me cloisonne, j’erre et je perds les directions ; et c’est normal, ce que je construis aujourd’hui mérite cette errance et l’énergie-impulsion initiale des puits de potentiel visqueux. Dans mon épuisement, je ne peux abuser de ceux qui ont co-construit toutes ces années. Mais les personnes sont postées aux mêmes endroits, phares, guides des justesses et des humanités, dans le rappel franc de ce qu’il faut être.









