Et cette phrase qui tombe comme le couperet, la transition d’un univers. Rien plus jamais ne sera pareil – nous nous endormions, nous nous réveillons. C’est le baiser du prince à la Belle au Bois Dormant, le moment où nous sourions, disons poliment merci, et partons à l’assaut du monde avec une bande de nains. Le merveilleux glas qui sonne que de près ou de loin, vous ne valez pas grand chose, ni notre énergie, ni surtout notre respect. Qu’il faut avancer sans vous, les coudes serrés entre ceux, rares, identifié(e)s, qui savent l’infiltration perverse du sucre et du microplastique. Le monde court à sa perte ; notre place, nous la tenons, et nous avons tant à faire – que vous ne saurez jamais faire dans votre lâcheté procrastinante et désorganisée. Mais de grâce, arrêtez de faire du bruit et si vous ne savez pas dire merci, laissez-nous œuvrer en paix. À la réunion des directeurs de laboratoires, encore : C., notre cheffe, tient la barque avec intelligence et humour, pour se prendre à la fin un paternaliste « C. on est tous avec toi, il ne faut pas que ça t’empêche de dormir, prends soin de toi. » Intéressant, je vois que là où ça tisse le plus juste et le plus fort, c’est toujours entre les poignes de femmes dirigeantes. Douce, Messieurs, nous le serons lorsque ça sera opportun. Il est temps que vous travailliez tous seuls sur vos insécurités, que vous rangiez votre bureau, compreniez vos limites. Vos petitesses ne nous intéressent pas ; nous sommes attendues pour des choses plus grandes que vous.
Son : Katy Perry, Roar, in Prism 2013.
