Sidi Bou Said

Il fait grand soleil et les rues sont mouillées. Les chats déambulent sur les pare-brises sales, y tamponnent la forme de leurs pattes.

Sidi Bou Said dégorge de touristes mais quand on s’éloigne de l’axe principal, la quiétude reprend ses couleurs. Ville bijou, toute de lumière franche plaquée en plans blancs, et de fer forgé bleu comme rappel du ciel. L’art ici, c’est d’y découper un rectangle pour incruster de la pierre taillée, une colonne vrillée, un liseré fleuri, une mathématique constellée.

Au cimetière tout en haut, une pomme d’amour attendait sur une branche. Et la mer, du turquoise des foutas et des tapis, se déroulait dans l’horizon entre les ficelles d’eucalyptus. Les quatre enfants couraient le long des tombes en criant « ketchup ! ».

Sidi Bou Said, Tunisie, décembre 2025
Au cimetière de Sidi Bou Said, décembre 2025