Du désert, with love

Je t’écris du cimetière artisanal, en haut de la petite butte où est enterré notre gîte troglodyte

Des rangées d’oliviers plus tard, Matmata, aux portes d’un désert qui ne ressemble à aucun autre où j’ai chassé des rayons cosmiques.

Je vis les paysages, les lieux à l’aune de ce que je connais déjà, en contrastes et en aspérités – alors qu’il faudrait simplement accueillir d’un regard neuf.

Et il y a tant de mythologie littéraire et cinématographique associée au Sahara ; je ne peux m’empêcher de penser 
au Patient anglais
à Tatouine
aux Fremens

au survol du manque d’eau et d’ocre, suspendu aux carlingues et aux toiles de songes enroulées en turban ; aux lettres d’amour embarquées qui partent par delà la mer, aux mots entortillées d’espoir sur papier cigarette.

— Par avion, by Air Mail, with love

Matmata, décembre 2025
Cimetière artisanal à Matmata, décembre 2025