Je t’écris du cimetière artisanal, en haut de la petite butte où est enterré notre gîte troglodyte
Des rangées d’oliviers plus tard, Matmata, aux portes d’un désert qui ne ressemble à aucun autre où j’ai chassé des rayons cosmiques.
Je vis les paysages, les lieux à l’aune de ce que je connais déjà, en contrastes et en aspérités – alors qu’il faudrait simplement accueillir d’un regard neuf.
Et il y a tant de mythologie littéraire et cinématographique associée au Sahara ; je ne peux m’empêcher de penser
au Patient anglais
à Tatouine
aux Fremens
au survol du manque d’eau et d’ocre, suspendu aux carlingues et aux toiles de songes enroulées en turban ; aux lettres d’amour embarquées qui partent par delà la mer, aux mots entortillées d’espoir sur papier cigarette.
— Par avion, by Air Mail, with love

